38ème FETE DE GYMNASTIQUE - TUNIS - 7 avril 1912
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M. Cazalet, président de la Fédération des Sociétés de gymnastique, faisant l'éloge du commandant Thémèze sur le quai à Tunis.


Le sport dans les colonies
Extrait de "Rapports de recherche N°65 2004/3" - Existe-t-il un « modèle sportif » dans les pays africains francophones ?
Patrick Bouchet, Maître de Conférences - Mohammed Kaach, Enseignant chercheur.

Les colons français ont transposé le mode de production capitaliste et le modèle sportif associatif en usage dans l’ex-métropole et, pendant des décennies, la pratique physique au sein des associations sportives est restée exclusivement réservée aux Européens.
L’introduction du sport moderne en Afrique francophone a commencé par les pays du Maghreb et particulièrement en Algérie avec la création des premières sociétés de gymnastique par et pour l’Armée Française. Par exemple, l’Algérie comptait douze sociétés dans cette discipline en 1895 dont l’accès était exclusivement réservé aux colons ; la gymnastique devenant obligatoire dans les lycées et les collèges, les écoles primaires communales et les écoles normales primaires le 3 février 1869. En Tunisie, le phénomène était le même avec la première société de gymnastique : « la Gauloise » qui fut créée en 1895 et la Fête fédérale de gymnastique qui eut lieu en 1912 à Tunis.


La gymnastique en Tunisie
Extrait de "JRIEPS 11 janvier 2007" - L’interaction langagière formelle et/ou informelle en Education Physique et Sportive en Tunisie.
Hafsi Bedhioufi, & Nabil Gmada - Institut Supérieur du Sport et de l’Education Physique du Kef. Tunisie

C’est sur le modèle des associations sportives françaises aux dénominations patriotiquement connotées : Stade gaulois, la Gauloise, Le Cercle français d’escrime, la Patriote que se constituent à partir de 1920 de nombreuses sociétés sportives tunisiennes.
Il suffit d’énumérer les noms de ces associations pour mesurer l’impact de ces idéologies : La Musulmane, l’Avenir sportif musulman, l’Union sportive musulmane, l’Espérance sportive de Tunis, le Club africain, l’Etoile sportive du Sahel, la Nacirya (la Victorieuse), la Zitouna sport (du nom de la grande université islamique de Tunis), la Sadikya.

Jadis, à l’école Sadikya l’activité physique était enseignée au même titre que la physiologie du corps humain ou le français. Dans cette école moderne l’élite tunisienne intègrait la culture physique occidentale. Lors des tournois, la gymnastique de type amorisienne constituait le premier volet de cette culture physique. A la même époque une autre association à caractère culturel et sportif dite la Nacirya forme de nombreux gymnastes tunisiens et s’attache à répertorier le patrimoine musical andalou ainsi que la danse autochtone.

La Musulmane, qui succède à la Nacirya, s’est constituée sur le modèle de celui de la première association française de gymnastique affilée à l’USGF en 1895. Ces deux associations prennent l’initiative de l’organisation de la fête fédérale de gymnastique de Tunis en 1912, en s’inspirant de la fête fédérale de gymnastique d’Alger de 1896. A partir de 1920 de nombreuses associations sportives tunisiennes se sont constituées sur le modèle des associations sportives françaises. .



1912 - Tunis - Fêtes de gymnastique - Mouvements d'ensemble


Fête fédérale de gymnastique de Tunis - avril 1912 - Mouvements d'ensemble