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M. Cazalet, président de la Fédération des Sociétés de gymnastique, faisant l'éloge du commandant Thémèze sur le quai à Tunis.
Le sport dans les colonies
Les colons français ont transposé le mode de production capitaliste et le modèle sportif associatif en usage dans l’ex-métropole et, pendant des décennies, la pratique physique au sein des associations sportives est restée exclusivement réservée aux Européens.
La gymnastique en Tunisie
C’est sur le modèle des associations sportives françaises aux dénominations patriotiquement connotées : Stade gaulois, la Gauloise, Le Cercle français d’escrime, la Patriote que se constituent à partir de 1920 de nombreuses sociétés sportives tunisiennes. Jadis, à l’école Sadikya l’activité physique était enseignée au même titre que la physiologie du corps humain ou le français. Dans cette école moderne l’élite tunisienne intègrait la culture physique occidentale. Lors des tournois, la gymnastique de type amorisienne constituait le premier volet de cette culture physique. A la même époque une autre association à caractère culturel et sportif dite la Nacirya forme de nombreux gymnastes tunisiens et s’attache à répertorier le patrimoine musical andalou ainsi que la danse autochtone. La Musulmane, qui succède à la Nacirya, s’est constituée sur le modèle de celui de la première association française de gymnastique affilée à l’USGF en 1895. Ces deux associations prennent l’initiative de l’organisation de la fête fédérale de gymnastique de Tunis en 1912, en s’inspirant de la fête fédérale de gymnastique d’Alger de 1896. A partir de 1920 de nombreuses associations sportives tunisiennes se sont constituées sur le modèle des associations sportives françaises. .
![]() 1912 - Tunis - Fêtes de gymnastique - Mouvements d'ensemble
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