|
L'Union des sociétés de gymnastique de France (USGF)
 Eugène Paz 1835-1901 |
L'Union des sociétés de gymnastique de France était une fédération nationale gérant la gymnastique masculine en France entre 1873 et 1942. L'USGF est l'ancêtre de la fédération française de gymnastique.
Elle fut fondée le 28 septembre 1873 par Eugène Paz.
L'USGF compte, dès 1875, 250 clubs affiliés pour 1100 en 1914.
Elle fut la première du genre, et bénéficia bientôt tout comme la puissante Union des sociétés de Tir de France, du soutien des pouvoirs officiels. Tandis que se développait la "Fédération gymnastique et sportive des patronages de France" (1903) d'obédience résolument catholique, l'USGF privilégiait elle aussi les défilés en tenue, musique et drapeaux en tête, dans un climat patriotique.
Sa devise est : Patrie, courage, moralité.
|
Reconnue d'utilité publique le 12 avril 1903, l'UGSF était exclusivement réservé aux hommes. L'Union française des sociétés de gymnastique féminine fut fondée en 1912 pour la gymnastique féminine.
Le 2 avril 1942, une fusion s'opère entre l'UGSF et son équivalent féminin, la Fédération féminine française de gymnastique et d'éducation physique (fondée en 1916), pour former la fédération française de gymnastique.
A la fin de la deuxième guerre mondiale, cette fédération deviendra la seule à gérer la destinée de ce sport.
Toutes les sociétés étaient masculines et répondaient à l’appel du Général Chanzy: « Faites-nous des hommes, nous en ferons des soldats », alors rien d’étonnant à ce qu’elles portent des noms comme la Patriote , En Avant La Vaillante et que Léon Ducret (fondateur de la revue Le Gymnaste) donne l’explication suivante de la devise de l’USGF: « Tout bon gymnaste doit aimer la patrie, il doit être prêt à la servir. Mais pour le faire utilement, il faut acquérir la force que donne le Courage et la soumission à ses lois. L’union entre ses citoyens est le fruit de la Moralité. »

L'UNION DES SOCIETES DE GYMNASTIQUE DE FRANCE peut être fière de son passé.
Fondée en 1873 au lendemain des malheurs de la Patrie, elle a toujours dit à sa vaillante jeunesse : "Prépare-toi" dans ton esprit et dans ton corps afin d'être "prête, quand l'heure sonnera, à faire retrouver à la France toutes ses frontières et tous ses enfants et à lui faire reprendre, dans le monde, le rang qui lui appartient !".
Charles CAZALET
|